Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 19:59

ELLE EST BIEN MALADE, LA MARIANE - JUSTINE CULTUR.

  

Il y a à Wittelsheim une dame, qui, depuis sa naissance en 1947, donc en pleine période de reconstruction d’après-guerre, a accueilli de nombreux Wittelsheimois dans ses locaux pour leur inculquer une éducation populaire basée sur les concepts : Ouverture à tous, Laïcité, Ecoute, Cogestion, Démocratie et Citoyenneté.

Au fil des années, elle a su résister aux différentes mutations de la société qui ont entraîné des couches de population dans la précarité. Elle a su évoluer et s’adapter à toutes les demandes de la population, des associations et répondre aux mieux à leurs besoins. Elle et son personnel ont toujours été favorables à l’hébergement d’une structure périscolaire dans ses locaux ; cela aurait nécessité quelques agencements des lieux. 

Elle a su faire connaître notre ville par le biais de la braderie, le salon de l’artisanat, le feu de la St Jean et a prêté main forte lors de diverses manifestations comme les 100 ans de la potasse, les festivités dans le cadre du parrainage Berry – Alsace … ; de nombreuses associations locales ont également profité de sa demeure.

Elle a côtoyé différentes personnalités de notre commune, entre autres : MM. Jules EBNER (maire de 1947 à 1971), Charles SAUTER (1er adjoint de 1947 à1959 et chroniqueur local), René ARNOLD (maire de 1971 à 1995), Charles WILHELM (maire de 1995 à 1996), Pierre VOGT (maire de 1996 à 2001) et Denis RIESEMANN (maire depuis 2001)…

 

Depuis la disparition de son père géniteur, les MDPA, elle a bien galéré, la Mariane - Justine Cultur, pour survivre toutes ces années. Ses maigres ressources lui ont tout juste permis de subvenir à ses besoins, de payer le personnel qui est à son service et ce malgré les incessantes augmentations de ses charges.

 

Aujourd’hui, la carence alimentaire se fait ressentir à un tel niveau que notre grande dame est sur le point de rendre l’âme. Un docteur a bien été appelé à son chevet, mais malheureusement pour elle, ce bon samaritain n’est que docteur en pharmacie et refuse obstinément d’augmenter la dose de la précieuse potion ( 20 000€, soit l’équivalent de 0,14% du budget communal ) qui lui permettrait de survivre.

 

Le 28 août dernier, ses proches ont réuni toute sa grande famille, jeunes et moins jeunes, pour une présentation de son dernier bilan de santé. L’ambiance a été très morose et l’ensemble des personnes présentes a relevé l’absence du docteur qui n’a même pas daigné déléguer un de ses assistants ; seule une femme de loi a été mandatée par lui.

Etait-ce pour s’assurer le legs universel ?

 

A ce jour, en France, le droit à l’euthanasie n’est reconnu qu’aux vétérinaires et non aux médecins. Comment se fait-il alors que ce docteur, à lui tout seul et sans consulter ses adjoints et ses conseillers, puisse condamner à mort cette grande dame ? La disparition d’un être qui nous est cher est surtout cruellement ressentie après son enterrement.

Cette situation nous laisse t’elle tous dans l’indifférence totale ?

Pouvons-nous accepter cela sans réagir ?

 

Nous savons tous qu’il n’est pas toujours facile de vivre à Wittelsheim et maintenant nous devrions encore nous priver d’un lieu de convivialité et d’épanouissement et ce par le simple fait de querelles de personnes !  

Pouvons-nous tolérer qu’un notable puisse ainsi gérer les activités culturelles d’un bon nombre de ses administrés ?

 

 

Daniel KIEFFER

Publié dans : COMMUNICATIONS
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